Troubles neurologiques fonctionnels (TNF) : comprendre vos symptômes et retrouver le contrôle

Vous ressentez des symptômes physiques intenses…
mais tous vos examens médicaux sont normaux ?

Vertiges, fatigue extrême, fourmillements, troubles digestifs, palpitations, brouillard mental, douleurs diffuses, crises inexpliquées… Certains vont même jusqu’à des troubles moteurs ( paralysies, troubles de la marche etc ).
On vous dit que “tout va bien”.
Mais vous sentez bien que non.
Au mieux on vous a diagnostiqué des troubles neurologiques fonctionnels (TNF).
Ils sont encore mal connus du grand public malgré le fait qu’ils représentent 30% des consultations en neurologie.
Bien réels, ils peuvent être profondément invalidants.
Cette page a pour objectif de vous aider à comprendre ce que vous vivez…
et à savoir qu’il existe des solutions.

Qu’est-ce qu’un trouble neurologique fonctionnel (TNF) ?

Un trouble neurologique fonctionnel est un trouble du fonctionnement du système nerveux.

Il ne s’agit pas d’une maladie dégénérative.
Il ne s’agit pas d’une lésion cérébrale.
Ce n’est pas non plus un symptôme “imaginaire”.
Dans les TNF, le cerveau fonctionne de manière inadaptée… sans être endommagé.
On parle parfois d’un problème de “logiciel” plutôt que de “matériel” :
le cerveau est intact sur le plan structurel, mais la manière dont il envoie et régule les messages vers le corps est perturbée. Il existe un dysfonctionnement dans la transmission ou l’interprétation des signaux nerveux.

Les TNF peuvent inclure entre autre :
> Tremblements
> Troubles de la marche
> Faiblesses musculaires
> Paralysies fonctionnelles
> Troubles sensitifs (fourmillements, engourdissements)
> Crises non épileptiques
> Fatigue chronique
> Douleurs inexpliquées

L’ancienne appellation était “trouble de conversion”.
Pendant longtemps, ces troubles se situaient à la frontière entre neurologie et psychiatrie, ce qui a pu créer une certaine confusion quant à leur nature.
La médecine a évolué : aujourd’hui, les TNF sont reconnus comme de véritables troubles neurologiques du fonctionnement.
Le diagnostic ne repose pas uniquement sur l’absence de lésions.
Il s’appuie également sur la présence de signes cliniques spécifiques observables lors de l’examen neurologique.
Cela dit, les facteurs psychologiques, le stress, les traumatismes ou certains mécanismes comportementaux peuvent contribuer à déclencher ou entretenir les symptômes.
Les TNF sont donc considérés comme des troubles multifactoriels.
Leur prise en charge est idéalement pluridisciplinaire, pouvant associer neurologue, kinésithérapeute et accompagnement psychothérapeutique, notamment en thérapie cognitivo-comportementale.

Pourquoi mes examens médicaux sont-ils normaux ?

C’est la question la plus fréquente.
Les IRM et scanners recherchent des lésions visibles.
Les TNF relèvent d’un dysfonctionnement des circuits nerveux. Il n’y a pas de lésion.
Le système d’alerte du cerveau devient hypersensible.
Il déclenche des réponses physiques comme s’il y avait un danger…
même lorsqu’il n’y en a pas.
Votre corps ne ment pas.
Il s’emballe.
Ce mécanisme est involontaire.

Est-ce que c’est “dans ma tête” ?

Non.
Les TNF sont à l’intersection de plusieurs dimensions :
> Neurologique
> Émotionnelle
> Comportementale
> Neurovégétative (système nerveux autonome)
Le stress chronique, les traumatismes, l’hypervigilance ou l’épuisement peuvent favoriser le dérèglement du système nerveux.
Mais les symptômes ne sont ni simulés ni volontaires.
Ils sont réels.

Vous vous reconnaissez peut-être si…

> Vous avez consulté de nombreux spécialistes sans réponse claire.
> Vous craignez une maladie grave malgré des examens rassurants.
> Vos symptômes varient selon votre niveau de fatigue ou de stress.
> Vous évitez certaines situations par peur d’une crise.
> Vous vous sentez incompris·e par vos proches.
> Vous hésitez entre “c’est grave” et “c’est psychologique”.

Cette oscillation permanente est épuisante.

Mon parcours : de l’errance médicale à la reconstruction

Je connais ces symptômes car je les ai vécus.

Des troubles sensitifs étranges.
Jusqu’à treize symptômes réguliers, parfois quotidiens.

Je me rendais fréquemment aux urgences.
Chaque nouveau symptôme semblait annoncer une pathologie grave.

Tous les examens revenaient normaux.

J’ai connu l’errance médicale.
La peur constante.
L’incompréhension de mes proches voir leur hostilité.

J’ai consulté plusieurs thérapeutes, mais leurs approches psychanalytiques ou psychodynamiques ne m’ont pas aidée.

C’est dans cette quête de solutions que j’ai découvert la thérapie cognitive et comportementale (TCC), une méthode scientifiquement reconnue pour son efficacité dans la prise en charge des troubles fonctionnels et des TNF.

Aujourd’hui, formée et certifiée en TCC, j’accompagne les personnes vivant des troubles neurologiques fonctionnels et autres troubles fonctionnels.

Comment traiter un trouble neurologique fonctionnel ?

La thérapie cognitivo-comportementale est aujourd’hui l’approche en psychologie la plus validée pour les TNF.
L’objectif n’est pas de “chercher une cause cachée”,
mais d’agir sur les mécanismes qui entretiennent les symptômes.

1. Comprendre et accepter le diagnostic

Le TNF n’est pas un diagnostic par défaut.
Mieux le comprendre diminue déjà l’anxiété et l’hypervigilance.

2. Identifier les mécanismes de maintien

Nous explorons ensemble :
L’hypervigilance corporelle
Les pensées catastrophiques
Les évitements
Le stress chronique
Les schémas de sur-adaptation

3. Réguler le système nerveux

Grâce à des outils issus des TCC et de la thérapie ACT :
Techniques de régulation émotionnelle
Exposition progressive
Travail sur la flexibilité psychologique
Réduction de la peur des symptômes

4. Rééducation comportementale progressive

Reprendre les activités évitées.
Restaurer la confiance corporelle.
Diminuer l’évitement.

La psychothérapie de type thérapie cognitivo‑comportementale est le traitement le plus validé pour les troubles fonctionnels… aider le patient à percevoir les éléments déclenchants les crises… et à reprendre le contrôle le plus complet possible .

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